Comment réactiver les chemins ruraux ?
En faisant appel à l’Agence d’urbanisme, la Communauté de communes s’appuie sur une expertise et une connaissance accrue du territoire. Croisant expertise et méthodologie, l’équipe a engagé une phase de terrain et d’analyse afin de livrer prochainement une cartographie exhaustive des chemins ruraux.
Comment inventorier les chemins ruraux ?
En croisant les données en libre accès, en analysant l’existant avec l’aide de cartographies et en vérifiant directement sur le terrain ce qui ne peut être vérifié autrement.
D’ailleurs c’est quoi un chemin rural ?
Si le chemin rural, au sens juridique, est défini comme une voie appartenant au domaine privé de la commune et affectée à l’usage public, cette définition se révèle trop restrictive pour répondre pleinement aux enjeux de l’étude. D’autres types de chemins offrent également des opportunités concrètes et significatives pour structurer des itinéraires de mobilité douce, comme les chemins communaux, forestiers, de randonnées, etc.
Si cet enjeu de continuité vise avant tout à garantir un cheminement fluide et sécurisé de bout en bout, en minimisant les points de passage où des conflits d’usage avec les véhicules motorisés pourraient surgir, il s'agit également d’assurer une visibilité renforcée de ces cheminements alternatifs. Ces deux facteurs sont essentiels pour inciter les usagers à emprunter ces itinéraires pour rejoindre les lieux de centralités.
Faut-il tous les recenser ?
L’Agence d’urbanisme se concentre sur une quinzaine de centralités qui composent le réseau de bourgs du territoire, selon plusieurs critères : le SCoT (le schéma de cohérence territoriale est un document d'urbanisme qui, à l'échelle d'un territoire, de projet ou bassin de vie, détermine l'organisation spatiale et les grandes orientations de développement d'un territoire), la concentration de commerces, services et équipements, la présence de sites touristiques, de gares (dans la perspective des enjeux liés au futur Service Express Régional Métropolitain) et d’infrastructures sportives.
De ces centralités, un rayon de 2.5 kilomètres est établi pour recenser et classer les chemins ruraux, selon des indicateurs précis : le type de chemin, le revêtement, les éléments paysagers, la praticabilité, le dénivelé, le type d’usage et les aménagements existants.
Quelles données l’Agence d’urbanisme a-t-elle analysées ?
Pour retrouver les cheminements historiques disparus, majoritairement au profit de l’agriculture et des routes, l’équipe a aussi consulté la carte d’état-major : https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/cartes-anciennes-dematerialisees/
Que reste-t-il des chemins ruraux ?
Retrouver le lien avec l’histoire du territoire permet de comprendre son évolution, ses différents politiques d’aménagement et de retrouver l’envi de parcourir à pied ou à vélo ses paysages.