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Afin de mieux comprendre les obstacles au report de la voiture vers des modes de déplacement plus durables, l’Agence a conduit au printemps 2024 une enquête en ligne auprès des automobilistes du Grand territoire. Plus de 1 000 personnes ont répondu à ce questionnaire, apportant un éclairage inédit sur les pratiques, les perceptions et les freins à l’usage des transports collectifs, du vélo et de la marche.

Une voiture jugée indispensable au quotidien

L’étude montre que la voiture reste au cœur des mobilités quotidiennes. Elle est considérée comme indispensable pour effectuer les achats par 82 % des répondants, mais aussi pour les déplacements liés au travail et aux loisirs (75 %). Cette dépendance s’explique notamment par l’éloignement de certaines destinations et par une offre alternative parfois insuffisante. 

Malgré son coût élevé, la voiture demeure difficilement substituable : près d’un répondant sur deux déclare qu’il ne modifierait pas ses habitudes même si le prix du carburant atteignait 3 € le litre. 


Des freins concrets aux alternatives à la voiture

Les principaux obstacles aux mobilités durables varient selon le mode de déplacement :

  • Pour le vélo, plus de la moitié des répondants estiment qu’il n’est pas adapté à leurs trajets quotidiens, tandis que le manque d’aménagements sécurisés constitue un frein majeur
  • Pour la marche, l’éloignement des destinations apparaît comme le principal obstacle
  • Pour les transports collectifs, l’absence ou l’éloignement des arrêts ainsi que des horaires jugés incompatibles avec les contraintes du quotidien limitent fortement leur utilisation

Des inégalités territoriales et sociales marquées

L’enquête met en évidence une dépendance automobile plus forte dans les espaces ruraux et périurbains, où les alternatives à la voiture sont moins accessibles. Les habitants de ces secteurs sont davantage confrontés à l’éloignement des services, des emplois et des réseaux de transport collectif. 

L’étude souligne également des différences selon les profils. Les jeunes ménages apparaissent particulièrement sensibles à la hausse des coûts de l’automobile, tandis que les femmes évoquent plus fréquemment des contraintes d’horaires ou d’accessibilité des transports collectifs. 


Quels leviers pour accélérer le changement ?

Pour favoriser l’adoption de mobilités plus durables, l’Agence identifie plusieurs pistes : développer les infrastructures cyclables sécurisées, améliorer les continuités piétonnes, renforcer l’offre de transports collectifs et faciliter l’intermodalité. Au-delà des infrastructures, l’enjeu est également de rapprocher les lieux de vie, d’emploi et de services afin de réduire la nécessité de recourir systématiquement à la voiture. 

Cette enquête montre que la dépendance automobile ne relève pas seulement d’un choix individuel : elle est aussi le reflet de contraintes géographiques, sociales et organisationnelles qui doivent être prises en compte pour réussir la transition vers des mobilités plus durables.

Télécharger les
résultats de l’enquête