Déplacements : ces villes qui innovent

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Depuis les années 60, en France, le développement de la ville s’est fondé sur l’automobile. Sa généralisation, dans toutes les couches sociales, a permis à certains citadins de s’affranchir de la proximité physique de la ville dense pour aller habiter dans la périphérie, au plus près de « l’idéal de la nature », rejetant la « ville dense et polluée ». Avec la voiture, l’espace urbain se mesure en effet en temps et non plus en distance. S’en est suivi le développement d’une ville de plus en plus étalée, de plus en plus divisée en secteurs ayant chacun une fonction déterminée (« le fonctionnalisme »), présentant des quartiers de plus en plus socialement spécialisés (« l’entre soi ») reliés entre eux par des routes réservées aux automobiles. Le trafi c automobile n’a alors plus cessé d’augmenter, au détriment des autres modes de déplacements : les transports collectifs, incapables de rivaliser économiquement et en termes de performance ; les vélos, peu à peu rejetés d’une voirie devenue plus dangereuse ; les piétons, à la fois « parqués » sur des trottoirs de plus en plus étroits et exclus de nombreux espaces. Les limites de ce modèle sont vite apparues. Au niveau social, on constate les diffi cultés à se déplacer des populations non motorisées et de graves problèmes de sécurité routière. Au niveau environnemental, se posent les questions de pollution, d’émissions excessives de gaz à effet de serre, de consommation d’énergies non renouvelables ou d’imperméabilisation des sols. Sur le plan économique, le coût de la congestion urbaine et celui d’une ville de plus en plus étalée sont en cause.
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Type : bibliographie

Créée le : 22/10/2011

Cote : PAR159