Bordeaux : les nouveaux espaces de la mobilité métropolitaine

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Résumé d'auteur : Commençons par nous arrêter un instant sur l’évolution de l’emploi des termes dans le langage de tous les jours. Il y a encore une vingtaine d’années, on ne parlait que de « transport », souvent au pluriel pour désigner les transports terrestres, aériens, fluviaux ou maritimes ; autrement dit, la question posée aux pouvoirs publics était celle des infrastructures (avec l’interrogation sous-jacente sur la part trop belle laissée à l’automobile et sur la capacité des mentalités à évoluer). Nos journaux parlaient de « déplacements », souvent avec une notion de temps (estimé généralement trop long) pour se rendre à une destination incontournable : son lieu de travail. Aujourd’hui, le terme « mobilité » s’impose de plus en plus dans le langage courant, et sa polysémie n’est que le révélateur de la transversalité des domaines qui le composent. En effet, la question posée n’est pas seulement spatiale (des « tubes » affectés à tel ou tel mode de transport), ni même temporelle (l’individu raisonne souvent en durée), elle est une question structurante de notre société. La possibilité de la mobilité individuelle, démocratisée depuis les années 1960, a dessiné notre espace car elle a permis à de nombreux ménages de réaliser dans de meilleures conditions la grande affaire de leur vie : l’accession à la propriété. Les pouvoirs publics ont d’ailleurs dissocié depuis les années 1980 les politiques urbaines et les politiques du logement.
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Type : bibliographie

Créée le : 05/05/2017

Cote : MOB2688